L'équipe 

Professeur d'art dramatique

Gérald CHARLIN

Les débuts

Le fait que, jeune adolescent, il intègre l'atelier théâtre de la MJC de Montbard, n'est pas vraiment dû au hasard. A l'âge où ses camarades de classe couraient après un ballon en rêvant de Platini, il recréait déjà dans sa chambre les scènes célèbres des dramaturges classiques et s'essayait à ce qui serait par la suite une double-passion et un métier : le jeu et la mise en scène.

Quelques années plus tard, le Conservatoire de Dijon lui ouvre ses portes et il s'initie alors au théâtre classique sous la houlette d'Ewa Lewinson. Soucieux de se diversifier, il suit en parallèle les ateliers de Guy Martinez au Grenier de Bourgogne et multiplie les expériences en intégrant les productions du Conservatoire et du Duo Dijon (Racine, Kane, Bond, Shakespeare...). Il ressort de ces années avec le Premier Prix du Conservatoire et le goût pour le mélange des genres qui feront plus tard sa « patte » de metteur en scène.

La carrière professionnelle

Diplôme en poche, il participe en tant que comédien à plusieurs projets au sein de compagnies telles que  La Cie Icare, la Cie des Anges ou encore la Cie des enfants terribles. Il s'essaie également au petit écran et joue dans des courts-métrages et des télé-films. L'animateur qu'il fut un temps à Montbard lui intime malgré tout que le théâtre n'est pas seulement l'art de la représentation mais aussi celui de la transmission. C'est alors qu'il répond favorablement en 2009 à La Comédie des Remparts de Beaune en recherche d'un formateur, et descend dans la capitale des vins de Bourgogne.

Les années Beaune et La Comédie des Remparts

Si l'association beaunoise qui l'accueille a près d'un demi-siècle d'existence et a su promouvoir le théâtre à son échelle durant tout ce temps, elle se trouve confrontée à la nécessité d'un renouvellement et d'un second souffle.

Modestement, avec les moyens du bord, il fait aussitôt le pari de surprendre et impose ce qui fera sa « marque de fabrique » en proposant dès la première année chez les adultes, une pièce de Brecht, dans laquelle il associe au texte d'origine des chansons populaires des années 90. Le bouche-à-oreille se charge de faire le reste et le nombre d'élèves se voit multiplier chaque année.

Cette nouvelle entrée de fonds lui permet d'entreprendre des créations presque sous forme de « superproductions » en mettant l'accent sur les costumes, les lumières et les décors. C'est ainsi que voient le jour des fresques comme Le Songe d'une Nuit d'Eté, Les Enfants du Désert, Artus&Cie, Myosotis où des enfants de 7 à 17 ans se partagent la scène devant les yeux subjugués de leurs parents.

L'inspiration et le style

Si l'on devait résumer le travail de Gérald Charlin, on pourrait dire que c'est celui « d'être là où on ne l'attend pas. » Il suffit par exemple d'un succès autour de La Commedia dell'arte avec la mise en scène de Baroufe à Chioggia de Goldoni pour qu'il prenne à rebours les comédiens adultes et les spectateurs l'année suivante en imposant la très contemporaine Mastications inspirée de l’œuvre grinçante de Kermann. Chez les adolescents, la comédie de boulevard avec La Paulée, répond presque de façon improbable au drame, Marie Favart, l'Oubliée beaunoise, Dernier tango,  et La Goulue les années précédentes et dernièrement la monumentale Cléopâtre, le Pouvoir de L'immortalité ( 70 comédiens et 10 danseurs/danseuses). 

Il y a quand même des constantes dans toutes ces créations, que l'on se rassure ! On sent par exemple que Patrice Chéreau n'est jamais loin dans ces décors et ces univers qui peuvent être monumentaux mais toujours sobres afin de suggérer sans empiéter sur le jeu des comédiens. La direction de ces derniers rappelle en certains points Stanislavski : la technique se présente sous forme de jalons qui ne doivent pas déborder dans le théâtral mais au contraire favoriser l'intériorité. L'expression, à l'image des décors est sobre elle aussi, les corps parlent d'eux-mêmes.

Enfin tout ceci, c'est en théorie, car on n'est jamais à l'abri qu'il nous prenne à rebours une nouvelle fois, flanque par terre ces quelques jalons en préparant une nouvelle surprise.

Il n'y a qu'un rempart à la comédie, c'est la certitude !

Le bureau 

Je suis entré à la Comédie des Remparts en 2010/11 en tant que  trésorier. Nous avons créé« l’Atelier Cabaret » en 2014/2015  avec Cécile Rodrigues.

J'ai assuré les fonctions de trésorier jusqu'en 2018 où j'ai été élu président. Mes différentes fonctions au sein de l'association m''amènent à m'occuper de diverses tâches : gestion des dossiers des adhérents, assurances, réalisation de décors, dossiers de location de salles de spectacle, mise en place d'une nouvelle gestion de billetterie avec réservation des places de spectacles...

Je suis aussi danseur à la CDR après avoir fait dans mon enfance et adolescence  de la danse classique et contemporaine.

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